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Plouarzel
Poésie

PLOUARZHEL

PLOUARZHEL
( PLOUARZEL )
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🎲 ⤇ À mon étoile disparue

Plouarzel

■ Plouarzel: Poésie



Plouarzel

Plouarzel
  • Français: Plouarzel
  • Breton: Plouarzhel
    ( Brezhoneg )
  • Population: 3 400 hab
    Gentilé: plouarzélistes
  • Type: Commune
  • Superficie: 42,83 km²
    Densité: 79.38 hab/km²
  • Latitude: 48°26'60" N
    Longitude: 4°44'60" W
  • Latitude: 48.433300
    Longitude: -4.733330
  • pages: 22
  • Ce jour: ✝  Quentin du Vermandois

⌘ Ballade des Dames du temps jadis

◎ Ballade des pendus

Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s’en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n’en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l’infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a bués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
A lui n’ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n’a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

François Villon - Année 1489, 1° édition



Année 1857: Maquette de costume pour François Villon, dessinée par Alfred Albert (1814-1879) pour François Villon, opéra en un acte
Musique: Edmond Membrée
Livret: Edmond Got, Édouard Foussier
Dans une des plus anciennes éditions de Villon, imprimée à Paris, par Jehan Treperel (le n" 4458 de la Bibliothèque Impériale), au devant de cette pièce, on voit représentée une potence à laquelle sont accrochés trois pendus qui tirent tous trois la langue avec une grimace particu- lière a chacun : le pendu de gauche, dont les mains sont liées par de- vant, a une figure douce et paterne; les cheveux de celui du milieu lui retombent sur le nez et recouvrent ses yeux comme d'un bonnet; il a l'air sombre et lugubre; le pendu de droite a un air grave et mélanco- lique ; on dirait qu'il songe amèrement aux méfaits qui lui ont valu son châtiment, et se livre à des réflexions philosophiques sur les tris- tesses du métier de voleur. François Villon (né vers 1431-1432) mène une vie de bohème, de pègre et de démêlés judiciaires. Impliqué dans une violente rixe au cours de laquelle un notaire pontifical nommé François Ferrebouc est blessé, Villon est arrêté, torturé et condamné à être pendu par le Châtelet de Paris.